Dépression, burn-out ou bore-out font des ravages dans toutes les couches de nos sociétés, des plus jeunes aux plus âgés. Ecoute et prévention, doivent permettre d’agir pour diminuer le nombre de personnes en souffrance.

« La dépression : parlons-en » est le thème de la Journée mondiale de la Santé 2017 car en parler est déjà un 1er pas vers la guérison.
Mais dépression, burn-out ou bore-out ? Les médias parlent de plus en plus de burn-out et bore-out, mais qu’est-ce que c’est au juste ? Quels sont les signes avant-coureurs ? Comment réagir ?

La dépression, c’est quoi ?


La dépression est une maladie qui touche les personnes de tous les âges, de tous les horizons et de tous les pays avec des conséquences qui peuvent être dramatiques.

Elle se manifeste de différentes manières : tristesse persistante, perte d’intérêt pour quelque chose qui procurait du plaisir, perte d’énergie, insomnie ou au contraire envie de rester couché, anxiété, perte d’appétit ou boulimie, sentiment de culpabilité, désespoir, idées noires, envie d’être seul, de se recroqueviller sur soi-même…

Les difficultés financières, la perte de son emploi, de mauvais résultats scolaires, le décès d’un proche, un divorce, l’annonce d’une maladie grave, l’alcoolisme ou la consommation de drogues… peuvent être des déclencheurs de dépression.

Une dépression non soignée peut conduire au suicide. Il est donc primordial de repérer les signes et d’insister pour que la personne concernée rencontre un professionnel de santé et parle de ses problèmes.

Médicaments antidépresseurs, thérapies, sophrologie… permettent aujourd’hui de traiter de manière efficace la dépression afin de redonner le goût à la vie à la personne dépressive.

Le burn-out, c’est quoi ?

Le burn-out est-il en passe de devenir le mal du 21éme siècle ? On estime de 5% à 10% le nombre de salariés souffrant de burn-out. Les victimes sont souvent des personnes perfectionnistes, très investis dans leur travail et qui travaillent beaucoup.
Le burn-out est en lien direct avec des difficultés d’ordre professionnel entrainant un véritable épuisement moral. Non pris à temps, le burn-out peut basculer vers la dépression.

3 phases ponctuent le développement du burn-out :

  • Epuisement émotionnel, psychique et physique. C’est la première manifestation du burn-out, une sensation d’extrême fatigue due à des objectifs non atteignables, un nombre d’heures de travail trop important, l’impossibilité de produire un travail abouti, la non reconnaissance du travail fourni…
  • Phase n°2, le cynisme vis-à-vis de son travail. L’individu devient négatif, il se détache de son travail et de ses collègues de travail. Il ne se sent plus concerné par son travail et par la structure dans laquelle il évolue. Cette réaction est une manière de s’auto-protéger face aux exigences émotionnelles de son métier auxquelles l’individu ne peut plus faire face.
  • Enfin, dernière phase, l’impression de ne plus être à la hauteur du poste conduit à une dévalorisation de soi, l’impression de ne plus servir à rien.

Pour éviter le burn-out, une seule arme : des actions de prévention déployées au sein des entreprises. En effet, une bonne sensibilisation de l’ensemble du personnel doit permettre de détecter les signaux avant-coureurs d’une situation qui se dégrade et d’un individu en souffrance.
Au niveau personnel, avant de sombrer dans la spirale infernale, il faut écouter les alertes envoyées par son corps et « Il faut savoir dire non, refuser les dossiers infaisables, revenir à des horaires corrects pour s'assurer un meilleur équilibre vie perso/vie professionnelle" comme l’indique Silvana Frazzetta, coach.

Malgré certaines avancées récentes, le burn-out n’est toujours pas reconnue comme maladie professionnelle.

Un dossier très complet à l’attention des entreprises.

Le bore-out, l’opposé du burn-out ?


Comment définir le bore-out, terme apparu plus récemment que le burn-out ?
Wikipédia le définit comme un syndrome d'épuisement professionnel mais cette fois-ci par l'ennui. « Le bore-out est un trouble psychologique engendré par le manque de travail, l'ennui et, par conséquent, l'absence de satisfaction dans le cadre professionnel. Il affecterait couramment les individus travaillant en entreprise et notamment les travailleurs du secteur tertiaire ».

Et oui s’ennuyer au travail peut être aussi néfaste que d’avoir trop de travail !

Comme le précise le docteur François Baumann, membre d'un groupe de travail à la Haute Autorité de santé, les principales origines du bore-out sont extérieures à l'individu. Une mise à l'écart de toute activité, donc une « mise au placard », qui précède souvent un licenciement, peut engendrer un ennui chronique et profond. Obliger un salarié à venir tous les jours sur son lieu de travail pour n'avoir rien à faire, « le condamne à un ennui certain, d'autant plus considérable que la situation dure et paraît à la fois injuste et angoissante ». Autre facteur qui peut entrainer le bore-out est la sur-qualification qui sur le long terme peut être dévastateur au niveau psychologique.

Comme pour le burn-out, le lien social et les actions de prévention au sein des structures sont extrêmement importants.