Se soigner soi-même, c’est bien…à condition de savoir le faire !
A l’heure où de nombreux médicaments sont vendus sans ordonnances, le rappel de quelques précautions de base vous permettra de soigner vos petits bobos seul sans risques.

L’automédication, quand ?


Notre corps nous lance des signaux que nous ignorons souvent à tort … Prendre le temps d’écouter son corps permet d’avoir une bonne connaissance du fonctionnement « normal » et « anormal » de notre organisme.

Seuls les problèmes bénins et modérés (maux de gorge, maux de tête, rhumes, fièvre…) relèvent de l’automédication.

Si les symptômes sont intenses, apparaissent subitement, persistent, ou s’il s’agit de troubles jamais rencontrés, mieux vaut consulter un médecin.


L’automédication, avec ou sans médicaments ?


1 – Se soigner seul avec des médicaments


Un médicament, même vendu sans ordonnance n’est jamais anodin. Les principaux médicaments accessibles en automédication sont destinés à traiter ou soulager :

  • douleurs (dentaires, dorsales…),
  • fièvres,
  • troubles digestifs (diarrhée passagère, constipation, brûlures d’estomac…),
  • toux et maux de gorge,
  • boutons de fièvre,
et aider au sevrage tabagique…

Attention au surdosage, aux effets indésirables et aux interactions.

Au moindre doute, demandez conseil à votre pharmacien. Autant que possible, allez toujours voir le même, il apprendra ainsi à mieux vous connaître et sera en mesure de vous donner une réponse personnalisée.

2 - Se soigner seul sans médicaments


Certains maux bénins peuvent être soignés sans médicaments. De simples mesures hygiéno-diététiques peuvent souvent suffire.

Quelques exemples :

  • diarrhée passagère : hydratez-vous (eau, thé vert, tisane et boisson au cola), mangez du riz, des carottes ou des bananes, évitez les laitages, lavez-vous les mains plusieurs fois par jour afin de ne pas contaminer votre entourage…
  • maux de tête : fermez les yeux et massez doucement vos tempes avec un mouvement circulaire, buvez une tisane de camomille ou allongez-vous au calme dans l’obscurité. Cela peut être suffisant pour faire disparaitre votre mal de tête.


L’automédication, pour qui ?


  • ENFANTS : On peut soulager l’impact d’un « coup » avec un peu d’arnica ou quelques glaçons placés dans un tissu ou encore après une chute, désinfecter une petite plaie et mettre de l’éosine. Bien entendu, on s’assure ensuite que la plaie ne s’infecte pas.

    En cas de fièvre ou de troubles digestifs, privilégiez d’abord les mesures hygiéno-diététiques pour soulager votre enfant : bain pour faire baisser la température, lavage de nez pour une rhinopharyngite ou riz bien cuit pour un début de diarrhée... Si les symptômes persistent, prenez rapidement rendez-vous avec le pédiatre ou le médecin.

    Si vous devez recourir au médicament, utilisez uniquement des présentations à usage pédiatrique, et respectez scrupuleusement les dosages qui doivent être ajustés au poids de l’enfant.


  • ADULTES : Si vous avez une ou des maladies chroniques (diabète, insuffisance cardiaque ou respiratoire…), des allergies, un traitement de longue durée, si vous êtes enceinte ou si vous allaitez, l’automédication n’est pas faite pour vous.
    Consultez un médecin est plus prudent, car les médicaments peuvent déclencher des réactions ou interagir entre eux.

  • 5 règles d’or de l’automédication :


    1. Vérifiez la date de péremption. Si celle-ci est dépassée, ne consommez pas le médicament et ramenez-le à votre pharmacien pour qu’il soit recyclé.
    2. Relisez la notice et l’emballage avant de prendre un médicament et respectez les consignes (posologie, conditions de conservation…).
    3. Indiquez à votre pharmacien si vous prenez un traitement. Les interactions peuvent engendrer des effets indésirables mettant en danger votre santé.
    4. Ne prenez jamais en automédication des médicaments vendus sur ordonnance, même s’ils vous ont été prescrits à une autre occasion ou à une personne de votre entourage.
    5. Évitez de consommer des excitants (alcool, café…) pendant un traitement.
    6. Ne prolongez pas une automédication : si votre état général s’aggrave ou si les symptômes ne diminuent pas après quelques jours, arrêtez le traitement et consultez rapidement un médecin.

    Consultez votre pharmacien : c’est un professionnel de santé, au même titre qu’un médecin. Il connaît bien les médicaments, et sera toujours là pour vous conseiller au moindre doute.

    Pour en savoir plus sur l’automédication, consultez www.sante.gouv.fr/automedication.html